10
Oct. 2026
Guzargues
Église romane Saint-Michel
samedi 10 octobre 2026 | 17h
Eduardo Egüez
Iberia XVI
Musique espagnole pour vihuela au XVIe siècle
Eduardo Egüez, vihuela
Avant la guitare, il y eut la vihuela. Instrument emblématique de la Renaissance espagnole, elle connaît au XVIᵉ siècle un essor remarquable, porté par une génération de compositeurs dont l’influence marquera durablement l’histoire de la musique. Eduardo Egüez nous invite à découvrir cet âge d’or à travers les œuvres des grands maîtres de cet instrument : finesse polyphonique, danse et poésie.
Né à Buenos Aires, Eduardo Egüez étudie la guitare classique auprès de Miguel Ángel Girollet et d’Eduardo Fernández, avant de suivre des études de composition à l’Université catholique argentine. En 1995, il obtient le diplôme de luth de la Schola Cantorum Basiliensis, dans la classe de Hopkinson Smith.
Il se produit en récital dans de nombreuses villes d’Europe, des Amériques, d’Australie, de Turquie et du Japon, où ses interprétations sont saluées tant par la critique spécialisée que par le public.
Il est lauréat de plusieurs concours internationaux, parmi lesquels Promociones Musicales (Buenos Aires, 1984), le Círculo Guitarrístico Argentino (Buenos Aires, 1984), le concours international de guitare de Radio France (Paris, 1986) et le Ve concours international de guitare de la Fondation Jacinto e Inocencio Guerrero (Madrid, 1989).
Très engagé dans l’enseignement, Eduardo Egüez a donné des cours, des séminaires et des master classes de luth et de guitare dans de nombreuses institutions en Europe, en Asie, en Amérique et en Australie. Il a été, durant vingt-six ans, professeur de luth et de basse continue à la Musikhochschule de Zurich (Suisse).
Depuis 1992, il mène une intense activité de continuiste au sein d’ensembles tels qu’Elyma (Gabriel Garrido), Hespèrion XXI (Jordi Savall), Orchestra Mozart (Claudio Abbado), Ensemble Baroque de Limoges (Christophe Coin), La Grande Écurie et la Chambre du Roi (Jean-Claude Malgoire), Aurora (Enrico Gatti), Concerto Italiano (Rinaldo Alessandrini), Les Talens Lyriques (Christophe Rousset), Labyrinto (Paolo Pandolfo), Armonico Tributo Austria (Lorenz Duftschmid), The Rare Fruits Council (Manfredo Kraemer) et Cappella Gabetta (Andrés Gabetta), entre autres. Il a également accompagné de nombreux artistes, parmi lesquels Emma Kirkby, María Cristina Kiehr, Rolf Lislevand, Víctor Torres et Furio Zanasi.
Il a participé à de nombreux enregistrements pour les labels Astrée Auvidis, Naïve, Arcana, Glossa, K617, Opus 111, Alia Vox, E Lucevan le Stelle, Stradivarius, Symphonia, Alpha, Ambroisie, Naxos, Flora, Mirare, Harmonia Mundi, Sony et Decca, entre autres.
En tant que soliste, il a enregistré pour le label italien E Lucevan le Stelle l’album Tombeau, consacré aux œuvres de Silvius Leopold Weiss. Pour le label américain MA Recordings, il a enregistré l’intégrale de l’œuvre pour luth de Johann Sebastian Bach, ainsi que les albums Le Maître du Roy, dédié à Robert de Visée, et L’Infidèle, consacré à l’œuvre de Weiss, récompensé par un Diapason d’Or en 2010. Ses plus récents enregistrements, O felici Occhi miei et Cabinet des Délices, sont parus respectivement chez Glossa en 2024 et chez Note One en 2026.
Depuis 2005, Eduardo Egüez dirige l’ensemble La Chimera, consacré à la rencontre entre différentes formes d’expression artistique — musique, danse, littérature et image —, avec une attention particulière portée au dialogue entre les musiques anciennes et les traditions musicales contemporaines. Avec cet ensemble, il a enregistré Buenos Aires Madrigal, qui associe madrigaux italiens du XVIIᵉ siècle et tangos argentins, ainsi que Tonos y tonadas, réunissant des tonos humanos du Baroque espagnol et des musiques populaires sud-américaines.
Son troisième album avec La Chimera, La Voce di Orfeo, enregistré avec le baryton Furio Zanasi et publié en 2009 par le label français Naïve, a été unanimement salué par la critique. Consacré au célèbre chanteur Francesco Rasi (1574-1621), premier interprète de L’Orfeo de Monteverdi, il a reçu de nombreuses distinctions de la presse spécialisée.
En 2011, La Chimera publie Odisea Negra (Naïve), un programme consacré aux héritages musicaux afrodescendants des Caraïbes, où les répertoires coloniaux dialoguent avec des rythmes populaires tels que le son, le joropo, le merengue ou la habanera. En 2014 paraît Misa de Indios (La Música), qui rassemble des œuvres religieuses d’Amérique latine, du baroque colonial jusqu’à la célèbre Misa Criolla d’Ariel Ramírez. En 2018, l’ensemble enregistre Gracias a la vida, mêlant musique baroque latino-américaine et folklore contemporain à travers des œuvres de Violeta Parra, Atahualpa Yupanqui, Daniel Reguera et León Gieco. En décembre 2020 paraît Fuga y Misterio, réalisé avec le percussionniste Simone Rubino, qui met en regard Jean-Sébastien Bach et Astor Piazzolla autour de l’idée de contrepoint. L’album Lachrimae & Songs, enregistré avec le ténor Zachary Wilder, propose ensuite un parcours consacré à John Dowland, comprenant notamment le célèbre cycle Lachrimae. En 2021, La Chimera publie Iguazú, son plus récent enregistrement, où se rencontrent musiques anciennes et traditions populaires du Brésil, du Paraguay et de l’Argentine.
La Chimera s’est produite dans de prestigieuses salles européennes, parmi lesquelles la salle Gaveau, le Théâtre des Bouffes du Nord et l’Oratoire du Louvre à Paris, la Salle Philharmonique de Liège, l’Opéra de Lille, le Palais Euskalduna de Bilbao, le Teatro Ponchielli de Crémone, la salle Olivier Messiaen de Radio France, le Recital Hall de Sydney, ainsi que le Concertgebouw de Bruges. L’ensemble est également invité dans de nombreux festivals internationaux, notamment ceux de Lanvellec, Noirlac, la Semana Santa de Bilbao, La Chaise-Dieu, les Innsbrucker Festwochen der Alten Musik, le Festival Oude Muziek d’Utrecht et Via Aeterna.
En tant que chef, Eduardo Egüez a dirigé La púrpura de la rosa de Tomás de Torrejón y Velasco au Festspiele Sanssouci de Potsdam, L’Orfeo de Claudio Monteverdi au Teatro Oriente de Santiago et au Teatro de Rancagua (Chili), ainsi que, plus récemment, Gli Intermedi della Pellegrina aux Innsbrucker Festwochen der Alten Musik (Autriche) et au festival Tage Alter Musik de Ratisbonne (Allemagne).

Église romane Saint-Michel
L’église est mentionnée dans les privilèges de Maguelone en 1153. En 1248, l’évêque de Maguelone cède au prieur de Guzargues tous ses droits sur la paroisse, sous réserve que ce dernier lui verse un loyer annuel. Au XVIe siècle, Guzargues est paroisse, prieuré et dîmerie, dépendant de l’archiprêtré d’Assas.
L’église est à nef unique, prolongée à l’est par une abside semi-circulaire. Elle ne comporte pas de chapelles latérales. La nef est divisée en trois travées. Une corniche souligne la naissance de la voûte en berceau. Les chapiteaux de l’arc triomphal sont des moulages de plâtre de type corinthien, contemporains des gypseries du sanctuaire. Le portail d’entrée s’ouvre au sud de la dernière travée. Son encadrement a été refait, mais cette réparation a conservé la partie supérieure de l’ancienne porte, à savoir un linteau, un tympan et une arcature en plein cintre. Le tympan contient une scène à trois personnages, le thème étant la pesée des âmes par l’archange saint Michel. Sous un bandeau mouluré qui fait suite à l’ancienne corniche romane du chœur ont été disposés deux grands tableaux en gypseries.
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