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9

Oct. 2026

Montpellier

Église romane Sainte-Croix de Celleneuve

vendredi 9 octobre 2026 20h30 

Ensemble La Chimera – Eduardo Egüez

D’amor io canto

Musique italienne du XVIIe siècle

 

 

Jiayu Jin, soprano

Carolina Egüez, viole de gambe

Carlotta Pupulin-Egüez, harpe

Eduardo Egüez, théorbe et guitare

 

Le festival s’ouvre avec un voyage au cœur du premier Baroque italien, où la musique découvre une manière nouvelle de traduire les émotions humaines. Aux côtés de l’ensemble La Chimera dirigé par Eduardo Egüez, la soprano Jiayu Jin prête sa voix aux passions de l’amour — désir, extase, jalousie ou douleur — dans des œuvres de Jacopo Peri, Sigismondo d’India, Domenico Mazzocchi, Benedetto Ferrari ou Barbara Strozzi. Un concert pour célébrer l’une des plus fascinantes révolutions de l’histoire de la musique.

 

 

 

La biographie du quintette familial La Chimera pourrait se résumer en quelques mots, selon l’adage bien connu : « les pommes ne tombent jamais bien loin de l’arbre ».

Dans le cadre de l’éducation générale des trois filles, la musique occupa, dès leur plus jeune âge, une place centrale dans la vie de la famille Colonna-Egüez. À tour de rôle, vers l’âge de 2 ans, chacune choisit un instrument — choix étonnamment fidèle jusqu’à aujourd’hui : Margherita, le violon, Carlotta, la harpe, et Carolina, le violoncelle. Il convient de souligner combien la présence, l’enthousiasme et la persévérance de leur mère, Sabina, furent déterminants dans la réussite de cette aventure ; sans ces qualités, l’histoire aurait très probablement été toute autre.

Sabina et Eduardo se rencontrèrent dans les années 1990 au sein de l’Ensemble Elyma, dirigé par Gabriel Garrido — une rencontre décisive non seulement pour la vie familiale, mais aussi pour le développement artistique des trois sœurs. Tandis qu’Elyma produisait les opéras de Claudio Monteverdi, Francesco Cavalli ou Marco da Gagliano, durant les années fastes de la collection « Les Chemins du Baroque » du label K617, entre innombrables enregistrements et tournées de concerts, la famille voyageait toujours au complet.

Ainsi, les trois filles grandirent en se constituant un bagage riche en culture générale, en histoire, en esthétique et, bien entendu, en musique ancienne. Après l’obtention de leurs diplômes — Carolina à la Schola Cantorum Basiliensis, Carlotta au Koninklijk Conservatorium de La Haye et Margherita au Conservatoire de Turin —, chacune entama une carrière de musicienne indépendante, qu’elles poursuivent encore aujourd’hui, collaborant avec des ensembles de renommée internationale tels que I Gemelli, L’Arpeggiata, Café Zimmermann, Il Pomo d’Oro, Cantoria, Il Teatro dei Cervelli, entre autres.

Actuellement, chaque membre du quintette familial complète son activité par des projets, toujours liés à la musique, visant à créer de nouvelles formes d’expression artistique ou des initiatives à vocation socioculturelle. Ainsi, Margherita dirige le projet « Il Violino Fantastico », consacré principalement à la promotion de la musique italienne du XVIIᵉ siècle, et s’est produite dans d’importants festivals, dont le prestigieux Innsbrucker Festwochen der Alten Musik. Carolina se produit à travers sa « sémiographie artistique », ou « Mains blanches », une démarche visant à transmettre la musique aux personnes non entendantes ou confrontées à diverses difficultés. Carlotta développe le projet « Strativari », dédié à la fabrication d’instruments de musique à partir de plastique recyclé. Sabina met en œuvre des projets d’éducation musicale en milieu scolaire, en priorité auprès des enfants en situation de fragilité. Enfin, Eduardo mène une intense activité internationale en tant que pédagogue.

Rendant hommage aux nationalités des parents, l’ensemble présente aujourd’hui un programme réunissant musique renaissante et baroque italienne, folklore et tango argentins.

 

La soprano Jiayu Jin s’est révélée en 2022 lors d’un concert consacré au répertoire baroque avec Europa Galante, sous la direction de Fabio Biondi. Depuis, elle se produit régulièrement sur les scènes de prestigieux théâtres et de festivals internationaux.

En 2024, elle interprète les rôles de La Musique et d’Eurydice dans L’Orfeo de Monteverdi avec Il Pomo d’Oro, sous la direction de Francesco Corti, au Festival Monteverdi de Crémone.

Parmi les distinctions qui ont marqué son parcours figurent le prix spécial Francesco-Cavalli au concours Cavalli Monteverdi 2023, le premier prix du Concours international de chant baroque « Francesco Provenzale » de Naples en 2024, ainsi que le deuxième prix au Concours international Cesti d’Innsbruck.

Parmi ses engagements les plus récents figurent le rôle d’Arianna dans Il Giustino de Vivaldi, un récital en soliste avec l’Akademie für Alte Musik Berlin dans le cadre des Innsbrucker Festwochen der Alten Musik, le rôle de Primavera dans La gloria di primavera d’Alessandro Scarlatti au Teatro Massimo de Palerme et au Teatro dell’Opera di Roma, ainsi que le Vespro della Beata Vergine de Monteverdi à l’Opéra de Monte-Carlo et au Festival de Pentecôte de Salzbourg 2025, sous la direction de Gianluca Capuano.

En 2026, elle a retrouvé le Festival de Pentecôte de Salzbourg avec Il ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi, avant de revenir aux Innsbrucker Festwochen der Alten Musik pour une nouvelle production lyrique dirigée par Ottavio Dantone à la tête de l’Accademia Bizantina.

Collaboratrice régulière d’Il Pomo d’Oro, elle participe à de nombreux projets lyriques et concerts de l’ensemble. Parmi les temps forts de ses prochains engagements figurent ses débuts au Teatro alla Scala en 2027 dans Dido et Aeneas de Purcell.

Église romane Sainte-Croix de Celleneuve

L’église Sainte-Croix de Celleneuve trouve son origine dans le prieuré de Nova Cella, fondé en 799 par Benoît d’Aniane, bien avant la naissance de Montpellier. L’édifice actuel, construit au XIIᵉ siècle dans le style roman, est la seule église romane de Montpellier encore ouverte au culte. Sa nef unique, son abside semi-circulaire, ses puissants murs de pierre et sa voûte en plein cintre illustrent la sobriété de l’architecture romane languedocienne. Au XIVᵉ siècle, l’église est surélevée et fortifiée : l’abside conserve encore les traces de cette transformation défensive. Classée monument historique depuis 1840, elle constitue l’un des plus remarquables témoins du patrimoine médiéval montpelliérain.

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