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11

Oct. 2026

Gignac

Église baroque Notre-Dame-de-Grâce

dimanche 11 octobre 2026 17h 

Ensemble La Chimera – Eduardo Egüez

« In familia »

Musique italienne et argentine de la Renaissance à nos jours

Margherita Pupulin-Egüez, violon

Carlotta Pupulin-Egüez, harpe

Carolina Egüez, viole de gambe

Eduardo Egüez, théorbe et guitare

 

Pour le troisième et dernier concert de cette carte blanche, Eduardo Egüez réunit sa famille autour d’un programme qui lui ressemble. Entre l’Italie baroque, l’Espagne du Siècle d’or et les traditions populaires argentines, ce voyage musical tisse des liens inattendus entre les siècles et les continents. Plus qu’un concert, c’est une histoire de transmission, où la musique devient mémoire familiale, dialogue entre les générations et langage partagé.

 

 

La biographie du quintette familial La Chimera pourrait se résumer en quelques mots, selon l’adage bien connu : « les pommes ne tombent jamais bien loin de l’arbre ».

Dans le cadre de l’éducation générale des trois filles, la musique occupa, dès leur plus jeune âge, une place centrale dans la vie de la famille Colonna-Egüez. À tour de rôle, vers l’âge de 2 ans, chacune choisit un instrument — choix étonnamment fidèle jusqu’à aujourd’hui : Margherita, le violon, Carlotta, la harpe, et Carolina, le violoncelle. Il convient de souligner combien la présence, l’enthousiasme et la persévérance de leur mère, Sabina, furent déterminants dans la réussite de cette aventure ; sans ces qualités, l’histoire aurait très probablement été toute autre.

Sabina et Eduardo se rencontrèrent dans les années 1990 au sein de l’Ensemble Elyma, dirigé par Gabriel Garrido — une rencontre décisive non seulement pour la vie familiale, mais aussi pour le développement artistique des trois sœurs. Tandis qu’Elyma produisait les opéras de Claudio Monteverdi, Francesco Cavalli ou Marco da Gagliano, durant les années fastes de la collection « Les Chemins du Baroque » du label K617, entre innombrables enregistrements et tournées de concerts, la famille voyageait toujours au complet.

Ainsi, les trois filles grandirent en se constituant un bagage riche en culture générale, en histoire, en esthétique et, bien entendu, en musique ancienne. Après l’obtention de leurs diplômes — Carolina à la Schola Cantorum Basiliensis, Carlotta au Koninklijk Conservatorium de La Haye et Margherita au Conservatoire de Turin —, chacune entama une carrière de musicienne indépendante, qu’elles poursuivent encore aujourd’hui, collaborant avec des ensembles de renommée internationale tels que I Gemelli, L’Arpeggiata, Café Zimmermann, Il Pomo d’Oro, Cantoria, Il Teatro dei Cervelli, entre autres.

Actuellement, chaque membre du quintette familial complète son activité par des projets, toujours liés à la musique, visant à créer de nouvelles formes d’expression artistique ou des initiatives à vocation socioculturelle. Ainsi, Margherita dirige le projet « Il Violino Fantastico », consacré principalement à la promotion de la musique italienne du XVIIᵉ siècle, et s’est produite dans d’importants festivals, dont le prestigieux Innsbrucker Festwochen der Alten Musik. Carolina se produit à travers sa « sémiographie artistique », ou « Mains blanches », une démarche visant à transmettre la musique aux personnes non entendantes ou confrontées à diverses difficultés. Carlotta développe le projet « Strativari », dédié à la fabrication d’instruments de musique à partir de plastique recyclé. Sabina met en œuvre des projets d’éducation musicale en milieu scolaire, en priorité auprès des enfants en situation de fragilité. Enfin, Eduardo mène une intense activité internationale en tant que pédagogue.

Rendant hommage aux nationalités des parents, l’ensemble présente aujourd’hui un programme réunissant musique renaissante et baroque italienne, folklore et tango argentins.

Église baroque Notre-Dame-de-Grâce

Selon la tradition, elle aurait été construite par le premier évêque de Lodève, saint Flour. La chapelle de la Vierge semble avoir été détruite au moment des troubles albigeois. Elle fut reconstruite au XIVe siècle par Hugues de Jugeria, évêque de Béziers. Ruinée par les Réformés, elle est restaurée en 1578. Les plans de la nouvelle église sont dressés en 1613. La même année, le cardinal de Bonzy y installe quinze religieux de l’ordre des Récollets. L’église est à nouveau ruinée en 1622, puis reconstruite en 1624 et 1629. Les travaux s’achèvent par la façade en 1641-1643.

 

L’édifice est à nef unique sur laquelle s’ouvrent huit chapelles latérales, et se termine par un chevet polygonal. La nef est voûtée d’ogives séparées par des arcs doubleaux en plein cintre, à l’exception de l’arc triomphal qui est brisé. La façade s’étage sur trois niveaux, et est terminée par un petit clocher plat.

 

À l’ouest de l’église se trouve le chemin de croix de style néo-gothique datant du XIXe siècle

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