Dominique Visse, Éric Bellocq

Dominique Visse, haute-contre

Éric Bellocq, luth et orpharion

Le samedi 15 octobre 2016 à 18h00
Mas de Londres – Église romane Saint-Géraud
John Dowland, 1563-1626
« Flow my tears » Splendeurs de la musique élisabéthaine

Dominique Visse s’initie au chant dès l’âge de 11 ans, lorsqu’il entre à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris. En 1976, il rencontre Alfred Deller, devient son élève, et travaille également le chant avec Nigel Rogers, René Jacobs et William Christie. En 1978, il fonde l’ensemble Clément Janequin avec lequel il enregistre pour Harmonia Mundi une série de disques de chansons polyphoniques françaises et de pièces religieuses de la Renaissance. Parallèlement, en 1979, il intègre Les Arts Florissants comme chanteur et transcripteur de l’ensemble. Dès lors, il est devenu l’un des chanteurs les plus présents sur la scène baroque européenne, collaborant avec René Jacobs, William Christie, Philippe Herreweghe, Jean-Claude Malgoire, Ton Koopman. Mais son répertoire inclut aussi Les Brigands, La Belle Hélène d’Offenbach ou Le Gendarme incompris de Poulenc, ainsi que des oeuvres contemporaines (Outis de Berio à la Scala, Perela, l’homme de fumée de Pascal Dusapin à l’Opéra de Paris). En 2012, son enregistrement consacré à Dowland avec le célèbre consort de violes, Fretwork, et le luthiste Éric Bellocq, sort chez Satirino Records.

 

C’est en terminant ses études de guitare en 1983 au Conservatoire national supérieur de musique de Paris (où il enseigne actuellement) qu’Éric Bellocq s’initie à la basse continue et commence à travailler dans l’ensemble baroque Les Arts Florissants de William Christie, qu’il quittera en 1990. À partir de 1991, il joue principalement du luth Renaissance avec l’ensemble Clément Janequin de Dominique Visse. Le spectacle Le Chant des balles, en duo avec le jongleur Vincent de Lavenère, lui permet de renouer, depuis 2000, avec la création personnelle, tout en restant fidèle aux musiques anciennes. Il a participé à de très nombreux disques d’orchestres et d’ensembles, et à plusieurs enregistrements en duo et solo. En 2009, ses recherches sur l’oeuvre pour luth de J.-S. Bach prennent une forme concrète grâce à l’utilisation d’un nouvel accordage de l’instrument. D’important festivals européens comme AMUZ (Anvers) et le Festival de Saintes lui ont permis de faire entendre les suites BWV 996, 997 et 998 rarement jouées sur scène.